Qui n'a jamais été bercé par ces grands moments de portnawak qu'étaient les films d'actions sur-testostéronés ? Pas grand monde . Les années 80 ont vu fleurir ces magnifiques moments d'explosions et de concours de bite sur la table autant que des mycoses sur des pieds pourris .
La recette , elle était simple ( beh oui faut que tout le monde comprenne ) .
Le héros est un américain ( et oui , à l'époque le russe était le méchant vilain tout plein ) qui a une paire de couilles aussi grosse et lourde que des sacs de ciment . C'est un mec qui à toujours la réplique qui tue , le bon mot au bon moment . Avec deux balles de pistolet il zigouille une centaine de mec sans transpirer .
Ce héros mène une vie très paisible , calme . En bref , à l'opposé de son caractère . Il a des amis qu'il aime plus que tout ou une famille unie , soudée . Il ne cherche jamais la merde mais n'est pas contre une leçon de moral contre de gros branleurs provoquant moults nuisances dans le quotidien idyllique des honnêtes citoyens . Les méthodes sont simples : pourquoi se faire chier à parler avec des autistes ravagés du bulbe quand des coups de genoux dans les valseuses sont bien plus simples . Alors en général la leçon se passe dans bar ou un restaurant . Le héros connait toujours ( comme de par hasard ) le propriétaire , ce qui lui laisse le droit de ravager et détruire en toute quiétude l'établissement pour prodiguer son ancestral savoir de décoffrage de gueule . Et le propriétaire de remercier notre bon samaritaine , qui lui ne pisse pas une goutte de sang alors que ses victimes sont bonnes à prendre un abonnement longue durée à l'hosto . Vous remarquerez aussi que le patron ne demande que très rarement , voire jamais , de dédommagement ( peur de s'en prendre une dans la gueule ? ) au héros .
Bref , le héros vit de son petit taf tranquille , sort avec ses amis tout bien comme il faut , rigole , , passe de vrais bons moment . Mais bon c'est sans compter sur le méchant .... En général très très très méchant .
Alors le méchant du film d'action des années 80 est à 98 % des cas un trafiquant de drogue ( Cocaïne of course ) qui peu aller et venir en toute impunité car la justice peut rien contre lui . Et oui le méchant très très très méchant est aussi très très très très riche . Il peut donc grassement verser des pots de vins et se payer une armée personnelle à faire pâlir l'armée française ... Il s'habille souvent en noir et arbore toujours un rictus en coin , lui conférant un air de sadique auto suffisant qui ne craint rien . Il arbore également une gueule patibulaire ( mais presque ) qui fait que dès la première seconde où on le voit , on sait que c'est un Maxi Best Of Salaud version Super Size ...
Comment nos deux amis en vienne à se rencontrer ????
La réponse est aussi simple que les scénarios de ces films ( je tiens quand même à remercier ces génies de scénariste qui nous ont offert de légendaires "taglines" de la mort qui tue ) .
Le héros se la coule douce alors que le méchant ( très très très méchant , n'oubliez pas ) décide de venir foutre la merde dans cet idyllique ( oui j'aime ce mot ) quotidien . Où le méchant ( très très très méchant ) décide de venir foutre la merde en distribuant la sienne dans la ville du héros , où alors le héros est pris à parti pour le coincer .
Dans le premier cas , le meilleur ami du héros parle au héros . Ce qui nous donne en gros un dialogue comme celui ci :
- "Ah cet enfoiré fout la merde dans notre idyllique quotidien en distribuant la sienne dans notre paisible ville . Les enfants meurent à cause de cette saloperie , il faut que tu agisse pour que cela cesse.
- La justice est ton amie , elle peut arrêter cet homme . Ai confiance en ton pays l'ami , meilleur de moi !
- Rah , tu as laissé tes couilles dans ton autre pantalon ? La justice ne peu rien car en plus d'être très très très méchant il est très très très riche . Il a versé moults pot de vins aux très très très très vilaines autorités de la ville .
- Désolé je ne peut rien , je suis rangé maintenant . Maintenant laisse moi , je doit instruire de jeunes insolents à l'art du tango du genou dans les valseuses ."
ET là le meilleur ami de vouloir faire justice tout seul . Mais il se chie , se fait griller comme un bleu et le méchant ( très très très méchant ) le zigouille , ainsi que sa femme et son/ses gosses ( oui parce qu'il est très très ... Bon d'accord j'arrête ) dans leur idyllique maison familiale de banlieue chic et chouette .
Et là le héros apprend que son meilleur ami à fait le con et qu'il est mort . Et nous de voir à l'écran que le héros est en colère . Cela par un jeu d'acteur inimitable de crispation de lèvres et de clignement de l'oeil .
Deuxième cas de figure . Le héros est un militaire ou un flic . Il traque le méchant ( très très ... Bon j'arrrrrrreeeeeeeeeeteuuuuuuuh ) le coffre , lui sort un réplique à deux balles ( du style :"t'as de grosses couilles mais tu t'es pris les pieds dedans une fois de trop" ) et l'envoi devant la justice . Mais comme il y a vice de procédure , le méchant s'en sort et sort également une réplique à dix balle au héros . ET le soir même le héros rentre chez lui , après avoir cuvée pleins de bière au bar du coin ( et donné quelques leçons ) pour noyer son échec , pour découvrir un sanguinarium sans nom . Et oui le méchant ( comme il est très très très méchant ) à zigouiller toute la famille du héros . Et on en revient au jeu d'acteur de l'oeil qui cligne et des lèvres qui se crispent . Suivi parfois d'un râle animal ( "RAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHH") .
Dans les deux cas de figure , le héros dégoupille et décide d'aller dégoupiller la tête du méchant . Et c'est là que nous entrons dans le grand n'importe quoi .
Comme de par hasard , le héros maîtrise les arts du combat comme un acteur porno maîtrise son pénis . Il commence donc à foutre le bordel dans l'idyllique quotidien du méchant ( qui se résume à des séances de torture entre deux prostitués et deux rails de coke , le tout avec son rictus aux lèvres ) . Là aussi deux cas de figure . Dans les deux cas , le méchant vit dans une villa high-tech ( enfin pas trop , on est dans les années 80 ) où même un morpion ne pourrait rentrer sans se faire exploser par les sous-fifres ( une bonne centaine ) du méchant . Mais la villa se trouve soit en ville , soit dans une jungle sud américaine , parce que y'a pleins de russes et de méchant très très très méchant là bas.
Comme cela fait 20-30 minutes que le film à commencé et que la fin est loin , on rempli le néant scénaristique par un jeu du chat et de la souris où le héros bute quelques hommes de main en lançant des vannes à la con et où le méchant peste et tape du poing sur son bureau en hurlant à ses hommes de tuer le héros ...
Au bout de 45 min de "je vanne , j'te bute et le méchant tape du point" , on en vient a la substantifique moelle du film . Celle où le héros sait enfin comment aller dézinguer tout ce qui bouge dans la villa du méchant .
Alors habillé en noir parce que la nuit est noire dehors ( des génies ces scénaristes ) , le héros se fraye un chemin dans le palace en continuant ses vannes et en brisant moults nuques et membres ( beh oui , le panpan des armes à feu c'est pas discret ) aux sous fifres , ces derniers nous offrant de merveilleuses grimaces lors de leur agonie .
Au bout de dix minutes , le héros arrive devant le méchant qui à trouvé un otage auquel tient le héros . Et le méchant de sortir son speech sur le fait qu'il est Dieu , blablabli blablabla , que l'argent c'est le pouvoir , blablabli blablabla , que il peut pas mourir , blablabli blablabla , que tout les deux il ferait une bonne équipe , blablabli blablabla ... Cinq minute s'écoulent et tout se mets à péter dans la propriété , car le héros a posé des kg de C4 cuvée perso autour de la villa . Le méchant d'être surpris , de lâcher l'otage et de commencer le combat contre le héros en poussant des rugissements animal . Le héros en chie au début , se coupe au doigt puis se relève , fait sa leçon de moral au méchant avant de le tuer d'une manière tjrs originale .
Le héros récupère alors l'otage ( qui est toujours une gonzesse avec qui il va faire sa vie ) et le générique commence à défiler avec une bonne musique rock ( merde , on est dans les années 80 bordel !!! ) .
Variante : De temps en temps , le héros trimbale un sidekick comique , qui se veut être le contre-point du héros . Un personnage énervant et chiant .
Il y a aussi parfois ( voire souvent ) un ancien mentor du héros ( un militaire haut gradé ) qui prévient à qui veut l'entendre que si le héros s'énerve ça va péter de partout , que Dieu est un PD à côté de lui ..... En général le mentor à de bonne réplique et passe son temps à rire des exploits de son poulain tout en se baladant en hélico autour de la zone d'action du héros . Puis il bute le méchant secondaire . Et à la fin les deux zinzins de se retrouver , de se vanner , et de partir buddy buddy en déconnant ...
La musique est très importante dans ce genre de film car quand le héros vanne , elle se dramatise tjrs . Quand un gentil meure , les violons arrivent . Quand un méchant meure , des trompettes patriotiques se font entendre ...
Voilà , fin de l'article . Je plancherai sur d'autre car je pense que mon blog est bel et bien de retour .... Yaaaaaaaaa Banzaï !!!! .


